Challenge littérature Africaine

Lecture commune, Challenge sur la littérature Africaine disponible en langue Française.

Challenge littérature AfricaineJe vous propose de jouer à un challenge sur la littérature Africaine,disponible en langue Française. J’ai une liste, ci-dessous, de livres, à minima 3 pour chaque pays que j’ai trouvé et qui me semble intéressant . Ce sont des livres disponible sur les sites de ventes en ligne ou les librairies. Ce sont des propositions, vous allez pouvoir faire votre propre choix parmi ces livres ou en proposez vous même. Pour découvrir la littérature Africaine vous pouvez visiter Wikipédia

Première étape du Challenge littérature Africaine  : Afrique de l’Ouest

Dans un premier temps et pour ne pas avoir à rechercher plus de 150 livres, nous allons commencer par un Challenge sur l’Afrique de l’Ouest.

Cela représente 16 pays:

Benin, Burkina Faso , Cap Vert, Cote d’Ivoire, Gambie, Ghana, Guinee, Guinee Bissau, Liberia, Mali, Mauritanie, Niger, Nigeria, Sénégal, Sierra Leone, Togo.

 

Quels type de livres ? Tous, à l’exception des guides touristiques :). C’est l’occasion pour nous tous de découvrir un pays, des villes par le biais de la lecture. Cela peut être, des biographies (l’Afrique compte de nombreux grand Hommes et Femmes c’est le moment de les connaitre) des romans, des romans historiques, des contes, des BD,….

Période du Challenge : Pour la première partie concernant l’Afrique de l’Ouest,  je pense que l’année 2013 suffira…

Nombre de participants : Illimité !

Comment cela fonctionne ? C’est tout simple, vous vous inscrivez via un formulaire et vous choisissez le ou les livres que vous souhaitez lire. Pas de limite du nombre d’ouvrage. Vous pouvez aussi proposer des livres d’auteurs Africains, je les ajouterais. A vous de trouver ces livres, de les lire et de rédiger un avis (quelques lignes, plus une note sur 5). J’effectuerais la publication et une moyenne des avis sur la note.

Qui peux participer ? Tous le monde bien sur ! Pour les personnes qui possèdent un site web, un blog, je vous propose de mettre un lien vers votre site (vous pouvez en faire autant …) sur chaque avis que vous effectuerez. Pour ceux qui ne possèdent pas de site web ou ne souhaitant pas le communiquer, pas de soucis, je publierez vos avis, soit via votre nom, votre pseudo ou en mode « anonyme ».

Comment participer ? : Regarder la liste ci-dessous et choisissez votre (vos) livres. Laissez un commentaire pour indiquer votre participation, écrivez moi, ou utilisez le formulaire ci-dessous. L’idéal c’est que je soit informé des livres qui sont en cours de lecture. Une fois la lecture terminée, communiquez moi votre avis (par mail) et une note sur une échelle de 5. Je publierez votre avis (avec votre nom ou pseudo et site web). A ce jour (mi janvier 2014), 50 inscriptions.

Inscription Challenge Littérature Africaine


Livres et romans de l’Afrique de l’Ouest

Bénin

  • Les tresseurs de corde (de Jean Plya) : « Lorsqu’on est un révolutionnaire pur et dur, qu’on occupe un poste important dans l’équipe qui a pris le pouvoir pour conduire au bonheur un pays  » sous-développé « , selon des principes idéologiques infaillibles, quels évènements peuvent, du jour au lendemain, faire basculer votre destin et vous amener à vous remettre en question
  • Un enfant d’Afrique (de Olympe BHELY-QUENUM) :  » Imaginé autour des souvenirs d’enfance et de l’expérience personnelle de l’auteur, le personnage d’Ayao, élevé dans un milieu d’agriculteurs-propriétaires terriens, symbolise l’éducation dans un cadre familial harmonieux et heureux.
  • Une si belle et grande âme (de Marc Saïzonou) : « Lune est une jeune étudiante mauritanienne qui arrive seule en France pour y suivre un cursus dingénieur ; l’autre foule le sol du Bénin pour la première fois afin de prendre la tête de l’association « Les enfants au futur ».

 Burkina Faso

  • Vague à l’âme au Botswana (de Alexander McCall Smith) : Mma Ramotswe, unique femme détective du Botswana, a du souci à se faire. Les finances de l’Agence n°1 des Dames Détectives et le moral de son fiancé, Mr J. L. B. Matekoni, sont au plus bas. Sans compter cette enquête pour le moins délicate qu’elle doit mener loin de Gaborone dans la famille d’un membre du gouvernement!

Cap Vert

  • Les victimes du vent d’est (de Manuel Lopes) : Sur une île du Cap-Vert, les habitants essaient de suivre les caprices du temps pour survivre : les pluies sont rares et, surtout, ce maudit vent qui vient des côtes d’Afrique brûle tout sur son passage.
  • Le cochon qui tord la queue (de Aires Semedo) : Conte du Cap-Vert

Cote d’Ivoire

  • Allah n’est pas obligé (de Ahmadou Kourouma ) : « Allah n’est pas obligé d’être juste dans toutes les choses qu’il a créées ici-bas. » Telle est la maxime favorite du jeune Ibrahima pour justifier l’avalanche de malheurs qui s’est abattue sur lui depuis sa naissance.
  • Biographie de Félix Houphouët-Boigny (de Frédéric Grah Mel)  :Premier président de la côte d’ivoire, Félix Houphouët-Boigny a été l’un des personnages les plus important en Afrique.
  • Le pays déchiré de mon grand père (de Sylvie Bocquet N’guessan) Marguerite, 14 ans, vit dans le nord de la France. L’actualité va bouleverser sa vie et celle de sa famille. Elle découvrira la complexité de l’information diffusée par les médias, mais aussi la réalité de la guerre ivoirienne que son grand-père, papy Yao, vit et leur fait partager au jour le jour. Un petit bout de l’histoire de la Côte d’Ivoire, vécu de loin par une famille franco-ivoirienne.

Gambie : pour le moment je ne trouve pas…
Ghana

  • Ébène (de Ryszard Kapuscinski ) Pendant des années, ce grand reporter doublé d’un écrivain sillonne le continent noir, habite les quartiers des Africains, s’expose à des conditions de vie qu’aucun correspondant occidental n’aurait acceptées.

Guinée

  • L’Enfant noir (de Camara Laye) :   Incontournable de la littérature de l’Afrique de l’Ouest !
  • Les écailles du ciel (de  Tierno Monénembo):  Cousin Samba, maudit dès le premier jour, chassé de son village, échoue à Leydi-Bondi, bas quartier de la capitale pour souffrir les mille morts du pouvoir colonial puis celle du nouveau régime de l’Indépendance. Tour à tout héros malgré lui et proscrit involontaire, le voici écartelé entre l’appel du passé et les confusions de l’avenir. A travers les aventures picaresques de Samba, Les écailles du ciel nous invite au spectacle d’une douloureuse naissance, celle de l’Afrique contemporaine.
  • Peuls ( de Tierno Monénembo) :Dôya Malal fut le premier Peul. Il eut sept fils et cinq filles. Les deux premiers mâles étaient jumeaux. Comment choisir, de Birom et Birane, celui qui aurait tous les honneurs ? Celui à qui on réserverait les morceaux de choix et les laits les plus crémeux ? Tous deux sont également grands, forts et intelligents. Celui qui saura répondre à une devinette sera l’aîné. La saga des Peuls commence…

  GuinéeBissau

  • L’ultime tragédie (Abdulai Sila ) : L’ultime tragédie revient sur la période coloniale à travers le personnage d’une femme, Ndani, dont on dit qu’elle porte malheur.

Liberia : pour le moment je ne trouve pas en Français

Mali

  • Comment meurt l’autre moitié du Mali (Abdou Traoré dit DIOP) : Après 50 ans d’indépendance, l’autre moitié du Mali se meurt et la simple décence interdit… de danser sur le corps de la moribonde. Mais comment donc se meurt l’autre moitié du Mali ? Comment en est-on arrivé là ?
  • Amkoullel, l’enfant Peul (Amadou Hampâté Bâ) : Voici un étonnant livre de Mémoires qui nous révèle la formation d’un des esprits les plus brillants et les plus profonds de l’Afrique noire. Amadou Hampâté Bâ raconte ici sa petite enfance et son adolescence, du temps où il portait le surnom d’Amkoullel, et où – dans le Mali du début de ce siècle – il s’initiait aux traditions ancestrales, fréquentait l’école française en même temps que la coranique, courait la savane alors que beaucoup partaient pour une guerre lointaine (la Première Guerre mondiale), découvrait le colonialisme et s’apprêtait à devenir l’un des derniers grands dépositaires d’une civilisation orale en pleine mutation. Découvrir les avis de ce livre
  • L’assassin du Banconi suivi de l’honneur des Keita (de Moussa konaté) : Comme tous les flics du monde, Habib et Sosso affrontent quotidiennement le lucre, le crime et la misère humaine, mais, jusque dans le meurtre, l’Afrique Noire reste unique. La misère s’y étale en pleine rue avec son cortège de violence et de corruption et, comme si ça ne suffisait pas, la hiérarchisation traditionnelle des rapports sociaux, l’influence des castes et des rapports familiaux et la toute puissance d’un rapport magique au monde, viennent encore compliquer la tâche de nos deux flics.

Mauritanie

  • Et le ciel a oublié de pleuvoir (de Mbarek Ould Beyrouk ) : Cette satire de la société mauritanienne contemporaine retrace – dans une construction originale – les parcours croisés d’un esclave affranchi parvenu jusqu’aux plus hautes sphères du pouvoir et d’une jeune femme qui défie les règles séculaires en refusant d’épouser un puissant chef de tribu.
  • Bilal (de Mohamed Baba  ) : Bilal est un hartani, c’est-à-dire un esclave ou descendant d’esclave de Mauritanie. Arabe, noir et musulman, il était devenu français à la suite de son mariage avec Muriel, journaliste à Reporters sans frontières. Renouant avec la diaspora mauritanienne, il finit par s’engager dans le combat, entre autres, contre l’esclavage. Il part pour la Mauritanie, accompagné de son fils Hamza. A la traversée de la frontière avec le Sénégal, Bilal est interpellé, conduit à la Direction de la Sûreté de l’Etat où le tristement célèbre commissaire Deddahi l’envoie faire des séjours répétés au « Laboratoire », lieu de torture et de sévices de la Police Politique du pays.
  • Barzakh (de Moussa Ould Ebnou ) : Barzakh désignait cet immense espace comprenant la Majdabat El-Koubra, au Sahara, et ses confins habités par les Maures insoumis et leurs voisins soudanais. C’est aussi le Purgatoire, royaume des morts où s’annule le temps chronologique ; et c’est ici le titre du deuxième roman de Moussa Ould Ebnou, un conte philosophique raconté par les moyens de la science-fiction et écrit comme un concert de musique maure. Dans cette fable riche et bien menée, le mythe, la réalité et l’anticipation se rencontrent dans une écriture poétique et musicale.

Niger

  • La camisole de paille (de Adamou Idé) : Avec Camisole de paille, Adamou Idé est de nouveau au cœur de l’actualité brûlante de son pays, le Niger, et de toute l’Afrique. Le récit du destin de son héroïne s’inscrit dans l exode, de la campagne à la ville, imposée à toute la société quand la sécheresse fait rage. Sur cette toile de fond, Camisole de paille entraîne Fatou dans les vicissitudes d une existence aux choix radicaux, à la mesure de ses amours et des contraintes de la société traditionnelle qu’elle doit contourner.
  • Les rondiers, une vie de bleu (de Ousmane Ilbo Mahamane) : Lorsque l’on sort d’une enfance relativement heureuse, où l’on a fait les quatre cents coups, on ne s’attend pas à voir s’ouvrir devant soi les portes de l’enfer. C’est pourtant ce qu’il advint à Ousmane Ilbo Mahamane, jeune Nigérien qui, au terme de son cycle d’études secondaires, se voit malgré lui orienté vers le métier de rondier. Ce n’est pas tant la profession qui se montre indigne, mais bien les conditions de vie de ces hommes déconsidérés qui frappe Ousmane Ilbo et la promotion à laquelle il appartient, orientés vers Tchirozérine.
  • Grandes Eaux Noires (de Ibrahim Issa) :   Publié pour la première fois en 1959 aux éditions du Scorpion, Grandes Eaux Noires était introuvable depuis des décennies. Cet ouvrage marque d’abord une étape importante car, avant 1959, il n’existait pas de texte littéraire nigérien en français, publié sous forme d’oeuvre autonome. Ce livre est par ailleurs original, n’entrant dans aucun genre littéraire habituel. Le thème nous introduit dans la question majeure des rapports entre Noirs et Blancs une année avant l’indépendance du Niger, dans le grand mouvement des décolonisations.

Nigéria

  • La Mesure du temps (de Helon Habila) : Mamo et LaMamo sont frères jumeaux. Ils grandissent à Keti, un village nigérian. Marqués par l’absence de leur mère décédée à leur naissance, ils développent leur complémentarité dans un monde qui n’appartient qu’à eux. Mamo incarne la réflexion, LaMamo l’action. A quatorze ans, pour provoquer leur père, ils décident de fuguer, de rejoindre l’armée. Mais, atteint d’une grave maladie pulmonaire, Mamo doit rebrousser chemin. Seul LaMamo deviendra mercenaire. Le temps passe ; malgré de longues périodes de fatigue, Mamo poursuit ses études d’histoire, trouve à Keti un poste de professeur et développe un véritable talent littéraire. Encouragé par d’éminents universitaires, il devient le chroniqueur de son village puis de son pays tout entier. D’une destinée à l’autre, les jumeaux embrassent leur rêve d’héroïsme. Les lettres de LaMamo arrivent régulièrement, Mamo devient le biographe du despote local : l’histoire est là, vécue par l’un et retranscrite par l’autre. Dans ce roman ample et ambitieux, Helon Habila parvient à déployer un vaste domaine d’expériences humaines et de réflexions. Car l’intensité du lien entre les deux frères, la diversité de ceux qui les côtoient et le destin chaotique de chacun expriment autant de versions d’une même réalité de savoir et d’ignorance, de désir et de violence, d’ailleurs et d’immobilité, de traditions et de modernités.
  • Comptine pour l’enfant-soldat (de Chris Abani) : My Luck., un garçon de quinze ans, a été enrôlé par les siens au coeur de la guerre civile (on ne dit pas laquelle) qui ravage alors le Nigeria. A la tête d’une unité d’enfants-soldats (leur poids plume doit leur permettre d’éviter de sauter sur les mines qu’ils sont chargés de désamorcer), My Luck est bientôt coupé de ses troupes par une explosion qui lui fait perdre connaissance. Et tandis qu’il se met en quête de ses camarades, il est assailli par les souvenirs de sa vie d’avant-guerre et par les horreurs auxquelles il a participé depuis lors. Et surtout par cette question :  » Si nous, les enfants, sommes les grands innocents comme affirment les adultes, pourquoi prenons-nous tant de plaisir à tuer ?  » Passé maître dans l’art de la novella, comme l’a unanimement souligné la presse américaine au moment de la publication de l’oeuvre originale, Chris Abani bâtit livre après livre une oeuvre originale et forte. Sa prose tout à la fois lyrique et dépouillée, forgée aux rythmes et aux cadences de son pays natal, n’a pas son pareil pour sublimer l’expérience de la souffrance en une méditation profonde sur les paradoxes humains.
  • Le monde s’effondre (de Chinua ACHEBE) : Destruction de la vie tribale à la fin du siècle dernier par suite de l’arrivée des Européens; tragédie d’un homme dont toute la vie a tendu à devenir l’un des personnages les plus importants de son clan mais qui finit de la façon la plus misérable ; conversion au christianisme – cette abomination – de son fils qu’a éloigné de la vie ancestrale un rite cruel et sanguinaire dont a été victime son meilleur ami d’enfance; vie quotidienne des femmes et des enfants d’un village de la forêt qui, presque totalement coupé du monde extérieur, pouvait se croire «le» monde avec ses dieux et ses ancêtres, ses coutumes et ses interdits, l’inépuisable littérature orale de ses contes et de ses proverbes ; voilà quelques-uns des thèmes d’un roman qui est sans doute l’un des plus riches et des plus pondérés que nous ait donnés l’Afrique Noire.

Sénégal

  • Vie de Léopold Sédar Senghor : Noir, Français et Africain (de Janet G. Vaillant) :     bibliographie la mieux documentée sur une des personnalités africaines les plus marquantes du XXe siècle. Tout à la fois poète, homme politique et intellectuel, Léopold Sédar Senghor (1906-2001) a été, au cours de sa longue carrière, au centre de bien des controverses. Poète honoré par de nombreux prix, Senghor a été le premier Africain élu à l’Académie française pour sa contribution à la culture française; homme d’Etat, il a été de 1960 à 1980 le premier président du Sénégal indépendant, une nation qui reste l’une des plus démocratiques d’Afrique;
  • Remington (de Mamadou Mahmoud N’Dongo) :  Miguel vient d’avoir quarante et un ans. Il reçoit à cette occasion divers témoignages d’affection de ses proches, certains très inattendus. C’est cette soirée d’anniversaire que Miguel Juan Manuel, Français d’origine espagnole, raconte. Naturellement, il en arrive à se scruter, à faire des observations, sur sa vie, sur son travail, sur les autres, offrant au lecteur des gros plans sur ces autres qu’il fréquente et qui constituent son entourage, proche ou plus ou moins lointain. Mais ces observations sur les autres ne sont que divers chemins qui le conduisent à un rond-point : lui. Parler des autres est une manière de s’interroger sur soi-même : ses atouts, ses défauts, sa manière de voir le monde.
  • Une si longue lettre (de Mariama Bâ) : Une si longue lettre est une oeuvre majeure, pour ce qu’elle dit de la condition des femmes. Au coeur de ce roman, la lettre que l’une d’elle, Ramatoulaye, adresse à sa meilleure amie, pendant la réclusion traditionnelle qui suit son veuvage. Elle y évoque leurs souvenirs heureux d’étudiantes impatientes de changer le monde, et cet espoir suscité par les Indépendances. Mais elle rappelle aussi les mariages forcés, l’absence de droit des femmes. Et tandis que sa belle-famille vient prestement reprendre les affaires du défunt, Ramatoulaye évoque alors avec douleur le jour où son mari prit une seconde épouse, plus jeune, ruinant vingt-cinq années de vie commune et d’amour.
  • Ramata (Abasse Ndione) : Il ne faut pas grand-chose pour toucher à l’extraordinaire. Parce que ses pas l’on mené au petit matin non loin de Dakar dans un village de pêcheurs, un homme croise le destin de Ramata, femme d’entre les femmes, déesse vivante, merveille de la vie. Cela commence par des gyrophares dans les dunes. L’air est doux, la patronne d’un bar pleure doucement. On vient de trouver dans sa cour qui donne sur la plage le corps étonnamment digne d’une vieille clocharde. Tout en elle est mystère, jusqu’à la lourde chaîne en or qu’elle porte autour du cou. L’ambulance partie, l’homme s’installe, paie une bouteille de vin, demande le nom de la morte. Phrase après phrase, il découvre, fasciné, la tragédie d’une vie mêlée à l’histoire plus ancienne du Sénégal

Sierra Leone

  • Le chemin parcouru : Mémoires d’un enfant soldat (de Ishmael Beah) : Ecrasés sous le poids de leurs armes, ils hantent la savane comme des insectes de cauchemar. Les «enfants soldats» qui combattent dans bien des pays d’Afrique sont une des inventions les plus terribles de notre temps : hier encore, ils jouaient à la guerre. Désormais, ils la font. Ishmael a 12 ans quand la guerre civile embrase la Sierra Leone, son pays. Tous les siens sont assassinés. Il s’enfuit alors au hasard dans la forêt, entre villages incendiés et monceaux de cadavres. Recruté de force par des rebelles parmi une petite troupe affamée, droguée et hagarde, on le transforme en machine à tuer. Quinze ans plus tard, sauvé de cet enfer par une mission humanitaire, Ishmael se souvient et raconte cette inimaginable enfance au-delà du bien et du mal, de la pitié et de l’horreur.

Togo

  • Rose déluge (de Edem Awumey ) : Venu du golfe de Guinée et transitant par le Canada, le jeune Sambo transporte dans une boîte les « restes » de sa tante Rose (en fait, ses cheveux et ses ongles) que la défunte lui a demandé d’ensevelir à la Nouvelle-Orléans, terre de ses ancêtres. Rose était une vieille femme un peu givrée qui vivait à Lomé dans ses hallucinations et attendait en vain l’arrivée d’un bateau mythique, le Butterfly. Le roman commence à un arrêt d’autobus de la banlieue d’Ottawa, lorsque Sambo est abordé par Louise, une jeune Acadienne intriguée par sa précieuse boîte dont il hésite à révéler le contenu. En récits alternés, les deux jeunes gens se révéleront l’un à l’autre, aimantés par la similitude de leurs malheurs. Louise se rend à New York où elle veut entamer une carrière de danseuse. Elle est issue d’un viol : c’est cela qu’elle désire danser et mimer sur les trottoirs de Broadway. A la fin, après une longue scène d’amour d’une grande beauté, dans laquelle les caresses échangées font surgir les fantômes de chacun, Louise décide d’accompagner Sambo jusqu’au terme de son voyage, à la Nouvelle-Orléans. Edem Awumey est parvenu à un équilibre difficile entre la précision naturaliste et le fil métaphorique.
  • Surtout n’entrez pas dans le sac (de Gnimdéwa Atakpama ) : Un lion, roi de la jungle, et une simple chèvre étaient tombés amoureux du même endroit verdoyant, et avaient décidé d’y construire chacun sa maison. Le lion s’était cru le plus malin en laissant la chèvre faire tout le travail puis en s’installant dans la maison terminée et aménagée. Et, par-dessus le marché, il avait réduit la chèvre en esclavage…C’était compter sans la débrouillardise, la ruse et le courage qui sont l’apanage des plus faibles. Quand une chèvre se révolte, les lions feraient bien de numéroter leurs abattis !
  • Un reptile par habitant (de Théo Ananissoh ) : Narcisse n’aurait vraiment pas dû accourir chez Édith, après l’appel au secours de celle-ci. Il n’aurait pas vu alors sur le carreau du salon le corps de Katouka, et compris qu’il avait partagé la maîtresse d’un homme qui était comme le vice-président du pays. Et, bien sûr, il ne se serait pas trouvé ainsi pris dans l’engrenage d’une disparition forcément suspecte et même menaçante… Un lieu où il est bien difficile de distinguer le crime de son contraire. La violence comme moyen politique ou moral. Une écriture concise et calme. Un admirable suspense serti d’érotisme.

6 commentaires sur “Challenge littérature Africaine

  1. Merci pour cette liste.
    J’ajoute deux auteurs ghanéens traduits en français:
    Ayi Kwei Armah, L’âge d’or n’est pas pour demain (1968)
    Amma Darko, Par delà l’horizon (1999).

    je crois que c’est très important d’ajouter les années de publication.
    Merci.

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